Yasa-Bonga

 

 

L'hôpital Général de Yasa-Bonga a été fondé en 1950 par le Dr Anne-Marie Verwilghen. Cette femme exceptionnelle était la première femme en Belgique ayant acquis le diplôme de médecin chirurgien. C'est en 1949, alors qu'elle avait 29 ans, qu'elle entreprend  un voyage "exploratoire" au Congo, dans  l'intention de visiter des centres médicaux dans la colonie. On le devine, elle envisage déjà sérieusement de consacrer sa carrière médicale au service des populations congolaises. Cette découverte de l'Afrique centrale la conduit partout: du nord au sud et de l'est en ouest. Mais c'est en traversant le fleuve Kwilu qui l'amène à Djuma que sa destinée va s'affirmer. Elle y apprend qu'un hôpital doit se construire à  proximité immédiate de la mission jésuite de Yasa (+ 100 km de Djuma) et où se dévoue une congrégation religieuse qu'elle connait bien: les Sœurs de la Charité de Namur.

 

 

Le nom de Yasa fut ajouté à son itinéraire où sa rencontre avec le Père Gréggio, jésuite italien, fut déterminant pour son choix de vie. C'est lui qui a lancé l'idée de créer un hôpital sur le plateau voisin appelé Bonga. Arrivée sur le plateau, alors qu'elle contemplait ce tableau de l'Afrique sauvage, elle dit au Père : Père, c'est ici que vous construirez ma maison. Dès cet instant, les grands hôpitaux et laboratoires du Congo n'avaient plus aucun attrait pour elle.

Cinq mois plus tard, le jour de la délivrance de son diplôme de médecine tropicale, un télégramme adressé au Père Gréggio dit ceci : "C'et décidé. Je me prépare à venir à Yasa-Bonga"

Elle y fut rejointe en 1964 par le Dr Cécile Van Geert, toujours en activité et régulièrement en contact avec Pacem In Terris par courrier et par ses visites annuelles. Cécile suit fidèlement les "traces" d'Anne Marie, autant par ses compétences que par son dévouement.

Anne Marie Verwilghen est décédée en 2003. Après 53 années de dévouement pour ses frères Congolais, elle repose au cœur du centre hospitalier

Actuellement, la Zone de Santé de Yasa-Bonga, regroupant 183.723 habitants, s'étend sur une région grande comme la province d'Anvers. Elle comprend un Hôpital Général de Référence appartenant au diocèse de Kikwit, deux hôpitaux secondaires, 22 Centres de Santé ayant chacun un ou plusieurs Postes d'Animation de Santé. Un Institut Technique Médical de niveau A2 clôture cette brève présentation des structures.

Au service de cette population: dix médecins, dont trois partis en formation. Tous, sauf Cécile, sont Congolais. Pour l'ensemble de la zone, 367 personnes se partagent les fonctions médicales, administratives et techniques.

En 2010, les Centres de Santé ont également initié la réalisation de champs d'arachides, de maïs et de pois. A cela, s'ajoute un germoir de plants d'acacia pour le reboisement. Ils ont aussi sollicité une aide pour l'achat d'alevins pour ensemencer des étangs communautaires qu'ils vont multiplier. Ce qui précède tend à démontrer que les activités ne se limitent pas au médical mais aussi à une organisation qui rassemble toutes les bonnes volontés d'une population qui veut se construire un avenir digne.

 

Blog de bdomkikwit :Bureau Diocésain des Oeuvres Médicales de Kikwit - RDC, Yasa-Bonga

 

Les relations de Pacem In Terris avec Yasa-Bonga remonte à 1983. A cette époque, Françoise Reman, jeune médecin, envoyée à Y.B. par la Coopération Belge et nièce de D. et J Prager rencontre la Communauté P.I.T. Elle expose les gros problèmes vécus par les populations des villages éloignés de l'hôpital, là où elle souhaite créer  des centres de santé.

 

Blog de bdomkikwit :Bureau Diocésain des Oeuvres Médicales de Kikwit - RDC, Yasa-Bonga - Equipe médicale

C'est ainsi que pendant plusieurs années, nos Carêmes de partage permettront l'achat d'équipements et de médicaments pour ces centres. En 1985 et 87 J. D.et C. se rendent sur place. (ainsi qu'à Djuma ) Leur témoignage renforce les liens qui se sont créés. Par la suite, les échanges se sont multipliés:  pour les missionnaires, médecins et religieuses de là bas  PIT devient un passage obligé durant leur congé

De nombreux projets se sont réalisés et depuis bientôt dix ans, à la demande de Cécile, le soutien de l'Institut Technique Médical est une absolue priorité : les parents des élèves infirmiers(ères) ne savent plus payer l'entièreté des frais d'internat. En partenariat avec  la clinique St. Joseph de Lobbes, nous participons de façon importante au budget de L'Institut.

Pour terminer, nous souhaitons souligner la valeur de cette action de soutien. La notoriété de l'Institut Technique Médical de Yasa-Bonga rayonne à travers tout le Congo et même au-delà. L'Organisation Mondiale de la Santé l'a désigné comme Institution Pilote. Grâce à notre solidarité, non seulement l'avenir de ces jeunes est assuré mais là où ils travaillent, les malades reçoivent des soins de qualité. 

                                                                                                                        Donald et Jacqueline Prager

 

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